Nénuphar du vendredi

Voici ma fleur numéro 16 

Je lui dédie ce petit poème 

de Jules Barbey d’Aurevilly 

 » Nénuphars blancs, ô lys des eaux limpides,
Neige montant du fond de leur azur, 
Qui, sommeillant sur vos tiges humides, 
Avez besoin, pour dormir, d’un lit pur ; 
Fleurs de pudeur, oui ! vous êtes trop fières 
Pour vous laisser cueillir… et vivre après. 
Nénuphars blanc, dormez sur vos rivières,
Je ne vous cueillerai jamais !

Nénuphars blancs, ô fleurs des eaux rêveuses, 
Si vous rêvez, à quoi donc rêvez-vous ?… 
Car pour rêver il faut être amoureuses, 
Il faut avoir le coeur pris… ou jaloux ; 
Mais vous, ô fleurs que l’eau baigne et protège, 
Pour vous, rêver… c’est aspirer le frais ! 
Nénuphars blancs, dormez dans votre neige ! 
Je ne vous cueillerai jamais !

Nénuphars blancs, fleurs des eaux engourdies
Dont la blancheur fait froid aux coeurs ardents, 
Qui vous plongez dans vos eaux détiédies 
Quand le soleil y luit, Nénuphars blancs ! 
Restez cachés aux anses des rivières, 
Dans les brouillards, sous les saules épais…
Des fleurs de Dieu vous êtes les dernières ! 
Je ne vous cueillerai jamais ! « 

Bon we à vous

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6 réflexions au sujet de « Nénuphar du vendredi »

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